Le massif du Haraz s'élève brutalement à l'ouest de Sanaa : villages de pierre perchés sur des crêtes au-dessus de terrasses qui plongent sur des centaines de mètres. On y cultive du café depuis aussi longtemps que le Yémen en exporte. Ce qui a changé récemment, c'est le traitement : les coopératives du Haraz ont mené le passage aux lits surélevés, au triage par flottaison et au cupping systématique, et les résultats ont redéfini les attentes pour tout le pays.
Conditions
- Altitude entre environ 1'700 et 2'400 m, parmi les plus élevées au monde.
- Cultures pluviales, avec une brume qui remonte les versants ouest en saison.
- Fortes amplitudes jour-nuit, qui ralentissent la maturation des cerises.
- Terrasses si étroites que taille, cueillette et portage se font à la main.
Le goût du Haraz
Jasmin, fleur d'oranger et abricot sont les signatures, sur des baies rouges et des agrumes confits. Le corps est plus léger qu'à Bani Matar et l'acidité franchement fruitée plutôt que vineuse. Là où le triage a été soigné, la tasse est remarquablement nette pour un nature — c'est précisément ce qui justifie le prix de ces lots.
Acheter du Haraz
Les lots du Haraz sont petits et alloués. Les coopératives séparent par village et parfois par lot de séchage : un lot nommé y signifie donc vraiment quelque chose. Nous achetons ce que nous pouvons goûter et le gardons séparé plutôt que de le diluer dans un assemblage.