Yemeni Coffeepar Dr. Import, Suisse

Le café du Yémen, expliqué

La plus ancienne culture caféière commerciale du monde, encore travaillée à la main sur des terrasses et séchée entière au soleil.

Le café comme plante vient d'Éthiopie ; le café comme commerce vient du Yémen. Dès le XVe siècle, les grains cultivés sur les hauts plateaux yéménites étaient acheminés vers le port de Moka, sur la mer Rouge, puis expédiés au Caire, à Istanbul, à Venise et finalement à Amsterdam. Pendant près de deux siècles, ce port fut la seule source significative de café du marché mondial — d'où le nom que porte encore toute une catégorie de boissons.

Ce qui est physiquement différent

Quatre éléments distinguent un café yéménite de presque tout le reste du marché, et tous les quatre découlent de la géographie, non d'une mode.

  • De l'altitude sans irrigation. Les terrasses se situent entre environ 1'500 et 2'400 mètres et dépendent des pluies saisonnières. Les plants poussent lentement, les grains sont denses.
  • Séchage en cerise entière. Le Yémen n'a jamais adopté le lavage. Les cerises sèchent intactes, souvent sur un toit, ce qui pousse les sucres du fruit vers la graine.
  • Des variétés locales, pas des cultivars. Les producteurs replantent à partir de leurs propres arbres. Udaini, Tuffahi, Dawairi ou Jaadi désignent des populations locales sélectionnées sur des générations, non des variétés enregistrées.
  • De très petites parcelles. Une exploitation typique fait une fraction d'hectare : un lot commercial est assemblé à partir de nombreuses familles, pas d'un domaine.

Le goût

Attendez-vous à un corps lourd et sirupeux et à des arômes plus séchés que frais : raisin sec, datte, abricot sec, cacao, avec une pointe salée de cardamome, de clou de girofle ou de tabac. L'acidité est généralement vineuse plutôt que vive. Un bon lot yéménite est complexe et légèrement sauvage ; il n'a pas la propreté d'un colombien lavé, et ce n'est pas le but.

Comme le séchage se fait à ciel ouvert, la variabilité est réelle. C'est pourquoi nous achetons par lots séparés et pourquoi la classification et le cupping comptent ici plus que pour la plupart des origines.

Comment il est classé

Les grains yéménites sont petits et irréguliers selon les standards internationaux — un calibre 13 à 17 est normal, et un même lot couvre souvent plusieurs tailles. Juger ce café sur son seul aspect induit en erreur. Ce qui compte, c'est le nombre de défauts, l'humidité, l'année de récolte et la tasse.

Pourquoi l'offre est limitée

Le Yémen représente une fraction de pour-cent de la production mondiale. Le pays manque d'eau, les terrasses exigent énormément de main-d'œuvre, et le café concurrence directement le qat pour la même terre, la même eau et la même force de travail — le qat paie plus souvent et plus vite. Des années de conflit ont rendu la logistique plus difficile et plus coûteuse. Qui propose du café yéménite en quantité illimitée à un prix de matière première ne vend pas du café yéménite.

Avant d'acheter

  1. Demandez l'année de récolte. Le café yéménite est souvent stocké longtemps : un lot de la dernière campagne et un lot de quatre ans sont deux produits.
  2. Demandez la région et, si possible, le village ou la coopérative.
  3. Demandez l'humidité et le nombre de défauts, pas seulement une note de cupping.
  4. Goûtez un échantillon sur votre propre matériel avant d'engager du volume.
  5. Fixez l'emballage — sous vide, sac barrière ou simple jute change fortement la conservation.

Le prix du café bouge chaque semaine. Demandez celui d'aujourd'hui.

Nous cotons le café vert et torréfié du Yémen par lot, en fonction de la récolte en cours et des taux de fret et de change du jour. Indiquez-nous l'origine, la quantité et l'échéance, et vous recevez une offre écrite.

Nous répondons en allemand, français, italien, anglais et arabe, généralement sous un jour ouvrable.